Nouveautés concernant l’entretien professionnel

- Contenu de l’entretien professionnel

Rappel : à l'occasion de son embauche, le salarié est informé qu'il bénéficie tous les deux ans d'un entretien professionnel avec son employeur. Cet entretien est consacré à ses perspectives d'évolution professionnelle, notamment en termes de qualifications et d'emploi, et comporte également des informations relatives à la validation des acquis de l'expérience. Il ne porte pas sur l'évaluation du travail du salarié.

Depuis le 1er janvier 2019, l’entretien doit également comporter des informations relatives à :

- l'activation par le salarié de son CPF ;

- aux abondements de ce CPF que l'employeur est susceptible de financer ;

- au conseil en évolution professionnelle.

- Nouvelles sanctions

Les sanctions liées à l’entretien professionnel ont également été modifiées.

Depuis le 1er janvier 2019, dans les entreprises d’au moins 50 salariés, lorsque l’employeur n’a pas fait bénéficier un salarié des entretiens professionnels prévus et d’au moins une formation autre que celle permettant d’assurer l’adaptation du salarié à son poste de travail ou liée à l’évolution ou au maintien dans l’emploi, l’entreprise doit accorder au salarié concerné un abondement correctif de 3 000 €, qui n'entre pas en compte dans le calcul du crédit annuel et du plafond du CPF.

- Nouvelle consultation du CSE

Dans le cadre de la consultation annuelle sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi, le CSE doit désormais être consulté sur les informations sur la mise en œuvre des entretiens professionnels et de l'état des lieux récapitulatifs effectué tous les six ans.

Rappel sur l’état des lieux effectué tous les six ans : cet état des lieux donne lieu à la rédaction d'un document dont une copie est remise au salarié. Il permet de vérifier que le salarié a bénéficié au cours des six dernières années des entretiens professionnels obligatoires et d'apprécier s'il a suivi au moins une action de formation, acquis des éléments de certification par la formation ou par une validation des acquis de son expérience, bénéficié d'une progression salariale ou professionnelle.

(Publiée le 26 mars 2019)



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